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    Spécial Guitare

     

    S’il suffit de prendre ta main

     

    S’il suffit de prendre ta main

    Pour que l’aventure nous entraîne.

    laisse-moi te prendre la main :

    Je voudrais t’initier, je t’emmène.

     

    Je sais bien que tu n’est pas bien :

    Mais libère-toi de tes chaînes

    Il y’aura plein d’autres matins

    Pour me laisser te dire que je t’aime.

     

    Je vois bien que l’on se plaît bien

    Mais libère-toi de ta peur

    Tu es femme et contre mon cœur

    Laisse aller ton envie d’être mienne

     

    S’il suffit de prendre ta bouche

    Pour qu’aussitôt nos corps gambergent

    Laisse-moi connaître le goût

    De l’amour posé sur tes lèvres

     

    Laisse-moi connaître le goût

    D’un baiser au creux de ton cou

    Laisse-moi savourer le goût

    Du seul fruit connu de l’amour

     

    S’il suffit de prendre ta taille

    Pour qu’aussitôt ton cœur bataille

    Si bataille dans ton cœur il y-a

    C’est pour mieux en subir les ravages

     

    Tu espères, tout au fond de toi,

    Que mes mains en diront davantage

    Car dans tes yeux, moi, je le vois

    Le désir ne se cache pas

     

    Et si tu me donnais ton corps

    Regretterais-tu le naufrage

    Si nos cœurs en perdaient le nord :

    S’ils désiraient faire ce naufrage,

     

    Est-ce que tu refusais encor’

    Si j’osais ne pas être sage ?

    Est-ce que tu m’aimerais encor’

    Si je m’aventurais davantage ?

     

    S'il suffit de prendre ta main

    Pour que l’aventure nous entraîne

    Et tant pis si ce n’est pas bien :

    Le désir me prend et m'entraîne.

                 La fin

     

    Laisses-moi t’emmener plus loin 

    Pour voir naître plein de lendemains

    Laisse-moi te prendre la main

    Et rêver que l'on s'appartient.

    N. GHIS

    Spécial Guitare : Il suffit de prendre ta main 

     Texte écrit en 1983 

     

    Spécial Guitare : Il suffit de prendre ta main


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  • Hommage à André : l'ami de Pierre-Michel.

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    La grande Faucheuse

     

    C’est la dame qui m’a réduit

    En une seule fois au grand silence

    Elle n’a pas prit, pour me parler,

    De gants non plus, pour m’embarquer

     

    Elle ne s’est même pas excusée

    De m’aborder au sot du lit

    M’interdisant même l’action

    D’enfiler ma paire de chaussons.

    Je m’appelait André

    J’avais encore des choses à dire,

    Mais lmort s’est bien jouée de moi

    Se moquant de mes rîmes, de mes mots

    Des phrases que j’ai pourtant couché

    Sur des bout de papiers fripés,

    Avant de m’en aller.

    Je m’appelait André.

    La grande faucheuse est sans remord

    Pour prendre possession d’une vie

    On sait qu'un jour on doit partir

    Mais moi, je voulais vivre, encore.

     

    De mon empreinte dans le monde

    Plus rien ne devrait subsister

    De moi, le poète crotté,

    Il ne devrait plus rien rester, 

    Je m’appelait André

    J’avais encore des choses à dire,

    Mais lmort, de moi, s’est bien jouée, 

    Se moquant de mes mots, de mes rîmes,

    Des phrases que j’ai pourtant couché

    Sur des bout de papiers fripés,

    Avant de m’en aller.

    Je m’appelait André.

    La grande faucheuse brandit son arme :

    De ton départ va sonner l'heure

    Il lui faut son décompte de cœurs

    Pour faire le compte de nos âmes 

     

    Un peu d'humour ça fait pas d'mal

    Même si on en a pas envie

    Un dernier rire pour ma sortie

    Mais de partir, on s'y fait mal.

    Je m’appelait André

    J’avais encore des choses à dire,

    Mais lmort, de moi, s’est bien jouée, 

    Se moquant de mes mots, de mes rîmes,

    Des phrases que j’ai pourtant couché

    Sur des bout de papiers fripés,

    Avant de m’en aller.

    Je m’appelait André.

    Je ne pourrais jamais connaître

    La mélodie de ma chanson

    Cette fois, la mort fut mon maître.

    Pas moyen de lui faire faux bon.

     

    Elle a appelé mon prénom

    André, ton heure est arrivé,

    Aucun recoure pour m’amadouer.

    Ton œuvres est signées de ton nom. 

    Je m’appelait André

    J’avais encore des choses à dire,

    Mais la mort, de moi, s’est bien jouée, 

    Se moquant de mes mots, de mes rîmes,

    Des phrases que j’ai pourtant couché

    Sur des bout de papiers fripés,

    Avant de m’en aller.

    Je m’appelait André.

    La fin

    Le roman de ma vie,

    Va se perdre dans l'infini.

    Mes sonnets, mes quatrains,

     sont comme les orphelins

    De celui qui les a écrit.

    Je m’appelait André...

     

    N. GHIS. le 05 janvier 2018


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  • Peut-être à parler sur un font musicale ? 

    Résultat de recherche d'images pour "Sans domicile fixe" 

     

    S D F

     

    Depuis des mois et des années

    Je ne sais plus trop quoi penser.

    Ma vie n'a plus du tout de sens,

    Je suis un clochard triste et seul.

     

    Parler de quoi, Parler à qui,

    Parler du temps ou de la pluie,

    CA n’intéresse pas le monde

    Sauf, peut-être, ma personne.

    " Il n’y a que les clowns

    Qui font rire la galerie

    Je ne suis pas un clown

    Pour que de moi on rit. " 

    Je n’ai plus l’envie, le courage

    De continuer ma vie sans but.

    Dois-je encor' airer dans les rues

    Pour qu'on m'humilie davantage?

     

    Mais jai encore tout' ma fierté

    Même draper dans des guenilles!

    Je mets des chaussures usagées,

    Qui sont trop justes pour mes pieds

    " Il n’y a que les clowns

    Qui font rire la galerie

    Je ne suis pas un clown

    Pour que de moi l’on rit." 

    Je ne suis pas un vas nu pieds

    Et peux encor' me débrouiller :

    Je peux toujours ouvrir ma gueule

    Si je suis dans un coin casse-gueules

     

    Même si je parle dans le vide,

    Que personne s'intéresse à moi.

    Pour contrer mon horreur du vide

    Je brandis ce qu'il reste de moi.

    " Il n’y a que les clowns

    Qui font rire la galerie

    Je ne suis pas un clown

    Pour que de moi l’on rit. " 

    Je suis clochard sans lendemain,

    Un vas nu-pieds, un loqueteux,

    Un S D F tout poussiéreux

    Un déchet encor' presqu'humain

     

    Qui dort sur les bouches des métros,

    Qui mange à la soupe populaire,

    Qui gèle quand le froid est mordant,

    Dans des vêtements sans coupe vent.

    "Il n’y a que les clowns

    Qui font rire la galerie

    Je ne suis pas un clown

    Pour que de moi l’on rit. "

    Les passants anonym’s se fichent

    Du clochard courtisant sa chopine

    C’est une chose tell’ment courante

    De voir un homme bourré, à terre.

     

    Avant, j’étais un grand patron :

    J’étais un fringuant et bel homme,

    J'avais des employés zélés

    Et je gagnais très bien ma vie.

    " Il n’y a que les clowns

    Qui font rire la galerie

    Je ne suis pas un clown

    Pour que de moi l’on rit." 

    La femme que j’aimais m’a quitté

    Pour un autre homme très futé :

    Sans même que je m'en rende compte,

    Ils m'ont complèt’ment lessivé

      

    En calculant leur mauvais coup.

    Ils ont pris mon identité

    Ils ont liquidé ma maison,

    L'ont vidé du sol au plafond !

    "Il n’y a que les clowns

    Qui font rire la galerie

    Je ne suis pas un clown

    Pour que de moi l’on rit."

    Ils ont fermé mon compte en banque,

    Vendu mes meubles et mes voitures

    Ils ont fait leurs, mes enfants

    Pour, enfin, me laisser pour compte.

     

    J'ai rien compris, je n'ai rien vu.

    Me suis retrouvé à la rue.

    Parler de qui, parler de moi,

    C’est fait, puisqu'ils m’ont achevé.

    " Il n’y a que les clowns

    Qui font rire la galerie

    Je ne suis pas un clown

    Pour que de moi l’on rit." 

    Me plaindre auprès de qui, des flics :

    Ils ne veulent pas croire mon histoire.

    Je n’suis qu’un triste fou crotté

    Un fou d'alcool : pauvre camé.

     

    Déjà dix ans que je végète

    Dix ans que je suis S D F

    Sans amis, parents, sans enfants

    Qu'elle à su détourner de moi… 

    "Il n’y a que les clowns

    Qui font rire la galerie

    Je ne suis pas un clown

    Pour que de moi... l’on rit."

      

    N. GHIS.

     Image associée

    Texte écrit et modifié le 10/05/2017

     


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    Si tu veux te donner 

     

    Si tu veux te donner 

    Couplets

    Tu rêves que tu t'abandonnes que tu te loves dans mes bras
    Tu te réserves pour un homme qui a mon visage et ma voix
    Petite fille tu déconnes car tu ne connais rien de moi
    Je te plais mais je suis un homme sais-tu où te mènent tes pas ?

     

    Tu voudrais tant que je te donne les émois d'un premier baiser,
    Tu veux que je sois le premier dans tes rêves et dans tes pensées,
    Mais jeune fille, tu dois comprendre que si tu cherches à te donner,
    Bien souvent, il vaut mieux attendre, pour rien avoir à regretter.

    Refrain

    Ne prends pas cet air offusqué ne prends pas cet air de madone !
    Si tu me veux, tu dois céder c'est bien ainsi lorsqu'on se donne.
    Tu dois te livrer toute entière accepter les règles du jeu,
    Ne plus revenir en arrière : n'oublies pas que c'est toi qui veux.

    Couplets

    Mais si tu veux que je te donne tes premiers plaisirs amoureux,
    Je veux pouvoir lire dans tes yeux que tu viens d'accepter la donne.
    Je sens bien que ton corps réclame les plaisirs auxquels tu as droit.
    Tu voudrais bien que ce soit moi qui prenne ton cœur et ton âme.

     

    Tu me plais et je dirais même que j'ai des sentiments pour toi.
    Tu es jeune et je ne veux pas, à cause de moi, que tu regrettes.
    Et si tu dois boire à la coupe du seul élixir des dieux,
    Il ne faut pas que tu redoutes que la pluie tombe de tes yeux.

    Refrain

    Ne prends pas cet air offusqué ne prends pas cet air de madone !
    Si tu me veux, tu dois céder c'est bien ainsi lorsqu'on se donne.
    Tu dois te livrer toute entière accepter les règles du jeu,
    Ne plus revenir en arrière : n'oublies pas que c'est toi qui veux.

    Couplets

    J’aimerais bien que tu comprennes que lorsque l'on tombe amoureux,
    Pour autant que je m'en souvienne, l'amour c'est vraiment très sérieux.
    Et si tu veux bien que j’adhère à tes rêves et à tes idées,
    N'oublies pas que je n'suis pas homme à me laisser manipuler.

     

    Mais si tu veux que l'on s'adonne à l'extase, à la volupté,
    Je prendrais ta virginité et je m'offrirais comme un homme.
    Je voudrais bien que tu deviennes la femme que j'ai tant chercher.
    J'aimerais être le dernier dans ton cœur et dans tes pensées.

    ( Doublon dernière phrase )

    N. GHIS.

    Si tu veux te donner

    Texte écrit en 1982

    La Rose De Janvier 2016

     

     

    Si tu veux te donner


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