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    P'tit mec de la zone

     

    Pas de musique

     

    P'tit mec de la zone

    P'tit mec de la zone 

    (Descente aux enfers)

     

    Il était une fois un p'tit mec de la zone 

    Qui grattait sa guitare: un môme

    Qui faisait des chansons. Elles étaient pas bidon.

    Il rêvait d'être artiste: ça risque!

     

    Il voulait de l'argent, des amis, de l'amour.

    Il voulait que ça dur toujours.

    Enfin, c'est arrivé: il a eu du succès

    Et dans sa vie tout a changer.

     

    Son public l'aimait bien lui, l'artiste sans voix

    A connut c'que c'était qu'la gloire.

    Il faisait des concerts et dans ce monde à part

    On l'considérait comme une star.

     

    Mais ce qu'il savait pas, c'est qu'un jour, les bravos,

    Ça finit pas de ronds dans l'eau.

    Le p'tit gars ignorait la hargne des médias:

    Quand tu te casse la gueule, t'es seul.

     

    C'est comme les amitiés: dès que t'es plus dans le coup,

    Elles te laissent te casser le cou.

    Tous tes copains d'avant: quand t'avais de l'argent,

    Se débinent quand y'a l'mauvais temps.

     

    Tous ceux qui le flattaient, qui le considéraient,

    Qui louaient son talent " les grands!"

    Lui ont tourné le dos, parce que mal dans sa peau,

    C'est lui qui f'sait des rond dans l'eau.

     

    C'est quand même pas bonnard et c'est quand t'as besoin,

    Qu'on te laisse dans ton coin: ça craint!

    Tu te retrouves tout seul à ruminer ta peine

    Qui, douc'ment se transforme en haine.

     

    Tu rengaines ta rengaine en pensant que demain

    Les beaux jours reviendront enfin

    Et tu restes chez toi, attendant je n'sais quoi:

    Un coup de téléphone?... Personne.

     

    Les fausses amitiés, tant que t'es dans le vent,

    Te caresse dans le sens du poil.

    Mais c'est dès qu'tu t'ramasses, dès que t'es dans l'impasse,

    Qu'y'en a qui t'font boire la tasse.

     

    Et pis tant que t'y es, tu t'mets à picoler,

    Et tu t'noies dans ton verre ta peine

    Qui te regarde en face, qui te dit que t'es lâche!

    Le nez dans ta mélasse, ça t'casse.

     

    Comme tu comprends plus rien, tu picoles comme un trou

    Et ta cervelle n'est plus qu'du moue.

    Tu vas dans tous les bars et t'éponge pas mal

    Jusqu'à c'que tu t'affale: t'es mal!

     

    T'accuses les coups du sort qui s'acharne sur toi:

    Dans ta tête sa cogne! Ça cogne!

    Tu connais plus ta route, t'es qu'un mec qui s'dégoûte,

    Tu t'dis t'es plus qu'une tache, qu'tu t'gaches.

     

    De galères en galères, t'écluse de plus belle:

    Tu voudrais t'faire la belle... La belle!

    Mais t'as pas le courage de flinguer ta bobine:

    Le nez dans le farine, tu couine.

     

    Y'a plus que toi et toi dans ton combat liquide.

    Ton ennemi c'est toi: Le KID

    Qui se regard' en face: étranger dans sa glace,

    C'est à toi de sauver la face.

     

    C'est avec ta bouteille qu'tu fous ta vie en l'air

    Et tu sais plus quoi faire... Quoi faire?

    Quand on touche le fond, les neurones pleins de bière,

    Ça finit par une mise en bière.

     

    Si tu veux pas finir  dans une caisse en bois,

    C'est à toi d'faire le premier pas.

    C'est pas grave si tu tombes: tu peux tomber dix fois!

    Ce qui compte, c'est de faire un pas. 

    N. Ghis. 

     

     

    Texte  écrit en 2002.

    P'tit mec de la zone

       

    le parrain
    09/08/2009 12:20:00
     
    http://parrainage.e-monsite.com

    Sur : Descente en enfers 

    bonjour
    très beau texte! J'adore!
    bonne continuation.
    http://parrainage.e-monsite.com. 

     


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    Je tenais à vous dire qu'il n'y a pas de vécu dans les textes de chansons que j’écris.

    Je regarde vivre les gens qui gravitent autour de moi

    et mon expérience de la vie fait le reste...



    Ma solitude

     

    Le soir descend et sur la  ville

    Tout me semble bien trop tranquille

    Depuis que tu désertes le nid

    Je tourne en rond comme une furie.

     

    Sans toi, je ressens comme un vide

    A rester seule je délire.

    En attendant que tu revienne

    Je ressasse toute ma peine.

     

    Je t'imagine avec elle

    Pas besoin d'me faire un dessin

    J'ai perdu tout' confiance en toi

    Et c'est ton travail, pas le miens

    Refrain

    Je t'ai donné mes vingt ans

    Mais ça, bien sûr, tu t'en fou 

    Et cette année vécu ensemble

    T'a déjà fait presque oublier

    Les serments qu'on s'était fait

     

    Je n'avais que ma jeunesse,

    Mon cœur, ma vie à te donner

    Mais tout cela, tu l'as bafoué

    Je sais qu'il n'y a plus d'espoir

    Et qu'à t'attendre je perds mon temps

    Couplets

    Sans toi, trop souvent, c'est le vide

    Tes absences me font souffrir

    Pourquoi faut-il toujours mentir

    Pourquoi vouloir toujours détruire

     

    Je connais bien ces autres bras

    Qui s'enroulent autour de ton cou

    Avec moi ça n'vaut plus le coup

    Mais qu'attends-tu encore de moi

     

    Je me sens tell'ment humiliée

    Que viens l'envie de me venger

    Car tu ne vaut pas plus que ça

    Et elle ne vaut pas mieux que toi

    Refrain

    Je t'ai donné mes vingt ans

    Mais pour souffrir il n'y'a pas d'âge

    Je préfère mieux tourner la page

    Que souffrir en me morfondant

    Sur tes frasques et tes faux semblant

     

    Je t'oublierais avec le temps

    Tout s’atténue au bout des ans

    Les plaies se ferment en attendant

    Je fais un trait sur le présent

    Vas-t'en, vas-t'en définitivement !

     

    N.GHIS.

    Texte écrit le 04/05/2003

     


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    L'artiste au piano



    Pas de musique

    L'artiste au piano

     

    L'artiste au piano

     

    Quand le découragement le prend

    Et qu'il sent s'affaiblir en lui

    La force qui l'anime

     

    Quand la morsure de l'hiver

    A travers son fin pull-over

    S'applique à lui marquer la peau

     

    Quand il a froid dans son cœur

    Quand il a froid dans sa vie

    Parce qu'il est un incompris

     

    Dans sa mansarde sous les toits

    Il réfugie son désarroi

    Devant son piano il s'assoit

    Refrain

    Pour jouer, jouer, jouer

    A s'étourdir jusqu'au matin

    Il joue, il joue

    A s'en paralyser les mains

     

    Sur les arpèges il rêve alors

    Pour s'exalter sur un accord

    Qu'il plaque là de le décor

    De cette chambre bien trop grande

    Qui abrite son talent.

    Couplets

    Quand il fait vivre son piano

    Devant des tas d'impressarios

    Que sont jeu laisse indifférent

     

    Quand la tristesse l'envahit

    Parce qu'ils ne veulent pas croire en lui

    Et que les portes restent closes

     

    Une fois de plus, déçu, vaincu,

    La rage lui glaçant les yeux

    Les poings serrés au fond des poches,

     

    Il a le cœur au désespoir

    Et pour cacher son désarroi,

    Devant son piano il s'assoit

     Refrain

    Pour jouer, jouer, jouer

    A s'étourdir jusqu'au matin

    Il joue, il joue

    A s'en paralyser les mains 

    Il se réchauffe à sa musique

    Il habille son corps de musique

    Elle est à la fois le repas

    Et le draps qui le chauffera

    Lui: ce génie de création!

     

    Tout à coup il est merveilleux!

    Dans son délire il est heureux

    Plus de haine au fond de ses yeux

    Car la musique c'est son dieu!

    Il vit pour sa musique!

     

    Sur la partition il la couche

    Belle, sensuelle et sans retouche

    Pour qu'elle lui prenne un peu de vie

    Et devienne une symphonie.

     

    Son piano vibre entre ses mains

    Son cœur éclate et lui fait mal

    Les notes coulent, les notes volent

    Et il plane au dessus du sol

    Comme s'il était ivre

     

    Reprise du 1er refrain 

    Et il joue, il joue, il joue

    A s'étourdir jusqu'au matin

    Il joue, il joue

    A s'en paralyser les mains

    Il joue, il joue

    Pour mieux oublier qu'il a faim;

     

    Mais qui voudra bien croire en lui,

    Lui le pianiste, lui l'artiste

    Qui ne vit que pour sa musique

    Et qui, sans elle, n'est plus rien.

    Plus rien!

     

    N. GHIS.

    L'artiste au piano

    Texte écrit en février 1982

     

    L'artiste au piano


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    La Plage De Ton Corps

      

    La Plage De Ton Corps



    Endormie au soleil, la plage de ton corps

    Me paraissait tranquille, déserte et solitaire

    Quand j’y posais mes rêves...

     

    Douces et chaudes à la fois, tes dunes de sable fin

    Offraient à mon regard des myriades de promesses

    D'aquarelles pour mes mains...

     

    Refrain

    J’avais envie de faire vibrer, de bousculer

    L’ordre  fragile, l'ordre établi de ton désert

    Pour effleurer et caresser ton corps de femme

     

    J’avais envie de provoquer tous ces désirs 

    Qui semblaient n’attendre que moi pour effeuiller

     Tes peurs, tes joies que je sentais à fleur de toi.

     

    C’est alors, que ton corps doucement s’éveilla

    Aux plaisirs de la vie qui sommeillaient en toi

     Aux plaisirs de la vie qui bouillonnaient en toi... 

     

    Ton corps à demi nu, promesse de volupté,

    Pareils à des fruits mûrs à la fin de l’été,

    Dans mes bras, est tombés...

     

    Refrain

    J’avais envie, sans t'affoler, de t’initier

    A des plaisirs entre aperçus, tant attendus

    Pour effleurer et caresser ton corps de femme

     

    J’avais envie de provoquer tous ces désirs 

    Qui semblaient n’attendre que moi pour effeuiller

     Tes peurs, tes joies que je sentais à fleur de toi. 

     

    Une femme divine se révélait à moi!

    Une femme sublime qu’était faite pour moi!

    Qu’était juste pour moi... 

     

    Le désert de ta plage n’était plus solitaire,

    Et ma bouche assoiffée savourait les délices

    De ta coupe enchantée...

    Refrain

    J’avais envie, sans t'affoler, de t’initier

    A des plaisirs entre aperçus, tant attendus

    Pour effleurer et caresser ton corps de femme

     

    J’avais envie de provoquer tous ces désirs 

    Qui semblaient n’attendre que moi pour effeuiller

     Tes peurs, tes joies que je sentais à fleur de toi.

    Couplets

    Je me suis délecté de cette peau bronzée

    Et je me suis couché sur ton sable doré

    Je me suis abreuvé à ta source de vie

     

    Et je me suis rendu, vaincu à ton appel

    Et j'ai adoré ton corps nu comme un homme,

    Dans cet acte d'amour interdit... au soleil.

    Refrain

    J’avais envie, sans t'affoler, de t’initier

    A des plaisirs entre aperçus, tant attendus

    Pour effleurer et caresser ton corps de femme

     

    J’avais envie de provoquer tous ces désirs 

    Qui semblaient n’attendre que moi pour effeuiller

     Tes peurs, tes joies que je sentais à fleur de toi. 

     Couplets

    La plage de ton corps n’était plus solitaire.

    Elle était douce et chaude sous mes doigts téméraires:

    Une soie étoilée voyageait sous mes mains.

     

    Et sous ce clair de lune, dans cette nuit sans brume,

    Que j’aime sur tes dunes y dessiner mes joies!

    Y dessiner mes joies... Y dessiner mes joies.

     

    N. Ghis.

    La Plage De Ton Corps

    Texte retouché Juillet en 2016


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