• Les femmes enfants

     

     

    Les femmes enfants : réalité

    Les femmes enfants

     

    Elles ne grandissent pas

    Elles restent petites filles

    Mais elles ne le montrent pas

    A l'intérieur d'elles-même

     

    Elles ne poussent pas

    Elles grandissent trop vite

    Pour faire comme les grandes

    Ça agace leur papa. 

     

    Elles gardent en elles

    Cette part d'innocence

    Cette petite part d'enfance

    Dont elles ne parlent pas

     

    Elles ne grandissent pas

    Juste une mèche de cheveux

    Cache un peu plus leur yeux

    Que personne ne voit

     

    Elles ne bougent pas

    Mais elles rêvent d'enfance

    Faussant les apparences

    Pour qu'on ne le voit pas

     

    Elles ne bougent pas

    Mais elles prennent des airs

    Pour s'affirmer, je croie,

    Que les autres n'aiment pas

     

    Elles ne pensent pas

    Que l'enfant qui est là

    Est bien présente et leur fait face

    Et ne les quitte pas 

     

    Elles ne poussent pas

    Elles font juste semblant

    Pour sauver les apparences

    C'est la vie qui veut ça

     

    Elles n'ont pas conscience

    Mais quand le vernis craque

    La tout' petit' qui est en elles

    Ne le supporte pas

     

    Elles n'ont pas conscience

    Que leur propre destin

    Se tient dans le creux de la main

    De bien d'autres destins

     

    Mais ça ne fait rien

    Et leur marche insolente

    Vient grossir la ronde des pas

    Qu'elles suivent pas à pas

     

    Elles ne savent pas

    Que la femme qui est en elles

    Ne demande qu'à naître

    A la vie  qui veut ça

     

    Elles nous ensorcellent

    Et nous ne comprenons pas

    Qu'elles préparent leurs pièges

    Mais on n'attend que ça

     

    On n'y coupe pas

    Elles dévoilent leurs armes

    Comme elles jouent de leurs charmes

    On ne les quitte pas:

    On ne les quitte pas. 

     

    N. GHIS.

    Les femmes enfants : réalité 

    Texte écrit en 1999


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Lundi 31 Juillet à 09:31

    parfois c'est bien de rester enfant ou de redevenir un enfant

      • Lundi 31 Juillet à 09:42

        Je suis ce que l'on appelle une femme enfant  en ce sens  que je n'ai pas eu d'enfance, ce qui fait que dans mon fort intérieur, je suis toujours une enfant avec le savoir et les expérience d'une adulte. Autrefois, c'était l'inverse : j'étais une adulte dans un corps d'enfant parce que la vie ne voulait pas que je sois une enfant dans un corps d'enfant. J'ai dû grandir et mûrir trop vite pour faire face à tout ce que mes adultes de parents refusaient d'assumer.

        Maintenant, il y a des femmes enfants qui, quelques soient les conditions de leur existence,  le sont toutes leur vie. Ghis.

    2
    Vendredi 22 Septembre à 09:16

    Bonjour

    revoila un ancien texte remis en avant ici

    je garde aussi une part de mon enfance en moi mais je ne suis pas un homme enfant, quoique LOL

      • Vendredi 22 Septembre à 09:43

        Bonjour Philippe,

        Je remonte les textes pour les compositeurs parce qu'il y en a tellement qu'ils ne peuvent pas tous se la rappeler et comme je les vois passer sans me laisser même un petit mot, je me dis que peut-être ils cherchent des textes susceptible de leur plaire dont ils ne se rappellent plus.Ils y a aussi beaucoup de personnes qui se contentent de regarder les premiers textes et ne cherche pas à descendre plus avant dans les profondeur du blog. Pierre-Michel est plutôt pour les textes atypiques. Julian Renan aime bien, entre autre, bien qu'il chantes beaucoup de chansons de marins, des ses propres textes, et des textes variés : entre autres les chansons d'amour. Un coup , je remonte à la surface des textes pour l'un et une autre fois, des textes pour l'autre. LOL ! Et voilà la raison pour laquelle des textes connus remontent à la surface. Bonne journée à vous ! Ghis.



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :